L’esprit de Lewis de Bertrand Santini et Lionel Richerand

Lewis est membre de la société des recherches psychiques de Londres qui aborde le paranormal d’un point de vue rationnel. Alors, quand un fantôme vient lui pourrir sa nuit pour tenter de lui faire quitter le manoir de Childwickbury qu’il vient d’hériter de sa mère, Lewis est tout simplement ravi.

Lewis et Sarah, notre esprit vengeur, vont alors entamer une relation plutôt étonnante et se faire une promesse. Lui, sur base de ses connaissances en « spiritisme scientifique », va aider Sarah à comprendre pourquoi elle ne peut pas reposer en paix tandis qu’elle-même offrira le don de l’écriture  à Lewis.

Vous le comprendrez très vite, une relation entre un être humain et un fantôme n’est pas de tout repos, surtout quand ce dernier ignore la cause de sa mort. De son côté, Lewis, notre apprenti écrivain qui souffrait déjà du syndrome de la page blanche, se voit pousser des ailes lorsqu’il reçoit cet incroyable don de Sarah. Le décès soudain de sa mère l’a propulsé de force dans l’âge adulte alors qu’il n’y était pas vraiment préparé. L’écriture semble alors être pour lui la meilleure façon de s’affirmer, au point d’en oublier sa promesse.

Le point fort de L’esprit de Lewis est indéniablement son univers graphique. J’ai été rapidement conquise par la composition, les couleurs et surtout l’infinité de détails que Lionel Richerand a su glisser dans chacune de ses cases. Il nous offre d’ailleurs un bestiaire fantastique vraiment sublime dans le manoir de Childwickbury. L’époque victorienne se prête évidemment aux belles illustrations : une pincée de fantaisie, un zeste de poésie, un soupçon d’élégance, tout en étant sinistrement romantique. Un vrai régal !

Au niveau du scénario, le premier tome de L’esprit de Lewis me laisse un léger goût de trop peu. C’est une belle introduction des personnages et de l’histoire, mais j’aurais aimé en savoir plus pour vraiment m’attacher aux héros et me donner envie d’acheter le tome suivant. On aurait souhaité en apprendre davantage sur Sarah, avoir des indices sur les raisons qui l’empêchent d’accéder au repos éternel. Malheureusement, on referme ce premier tome sans en apprendre plus. Dommage.

Le petit plus qui fait la différence : Lewis est toujours accompagné dans ses aventures par Tania, son ADORABLE cairn terrier blond qui le suit partout et semble tout à fait à l’aise avec les apparitions fantasmagoriques qui hantent les couloirs du manoir. Si, ça compte.


Bertrand Santini et Lionel Richerand, L’esprit de Lewis – Acte 1, Editions Soleil, 2017.

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