13 de Pieter Aspe

couv49821869Un cadavre est retrouvé dans un hôtel. A côté de lui, deux indices : la phrase latine « Consumatum est », tout est consommé, et une carte de crédit au nom de Wim Raes. Il s’avère rapidement que le vrai Wim Raes est encore en vie, mais plus pour très longtemps. Qui est le cadavre de l’hôtel ? Pourquoi le tueur organise-t-il un jeu de piste entre ses différentes victimes ?

Un serial killer à Brugges qui signe ses victimes, c’est peu banal. Le célèbre commissaire Van In dispose rapidement de toutes les pièces du puzzle mais a du mal à les replacer. Entre faux indices et témoignages évasifs, le commissaire va devoir faire un tri pour ne pas tomber dans le piège tendu par l’assassin.

Cette affaire va vite s’avérer extrêmement compliquée : le coupable semble bien connaître les méthodes de Van In, ce qui lui permet de les contourner facilement. De son côté, le commissaire a la tête ailleurs. Il est à la veille de son mariage avec la procureur Hannelore Martens avec laquelle il vit une relation tumultueuse depuis déjà quelques années. Pieter Aspe a tout mis en place pour que le lecteur passe un excellent moment avec l’équipe de Van In, toujours avec une pointe d’humour belge.

Et pourtant, je n’ai pas accroché à ce roman pour une raison : la relation de Van In et Martens. Hannelore Martens a la maturité émotionnelle d’une enfant de 12 ans rattrapée par sa puberté. La moitié du roman relate ses crises de jalousie à chaque fois que Van In adresse la parole à une femme, qu’elle soit témoin, victime ou collègue. Il faut admettre qu’elle a effectivement du souci à se faire ! Van In aime séduire et se laisser séduire, en particulier par sa collègue Carine qui ne rêve que d’une chose : faire échouer leur mariage. Et quand Van In est complètement dépassé par sa condition d’homme ultra-désirable, il boit de la Duvel. Surtout en journée sur ses heures de travail, pour se relaxer entre deux interrogatoires. Le soir il n’a pas le temps, il doit rentrer tôt pour affronter les colères de sa future épouse. Vraiment, Van In a tout de l’homme parfait…

Outre cette impression d’être dans un mauvais remake des Feux de l’amour, l’intrigue policière reste intéressante. Même si elle semble parfois secondaire face aux problèmes colossaux du couple Van In – Martens. Et pourtant, Van In lui-même va se retrouver sur la liste du tueur, transformant les dernières pages du roman en véritable compte à rebours pour retrouver l’assassin. Comme il s’agit déjà du treizième tome de la saga Van In, je suppose que nos deux amoureux ont derrière eux un passif assez important qui explique peut-être pourquoi ce tome est si centré sur le futur mariage. J’aurais probablement du commencer par le début : Le carré de la vengeance.

Pieter Aspe, 13, Le Livre de Poche, 2015.

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