Selfies de Jussi Adler-Olsen

A1x-vug-d3LOn aurait pu croire que ma dernière mésaventure avec Alex de Pierre Lemaitre m’aurait suffi, mais je n’apprends décidément jamais de mes erreurs. Il faut dire que l’occasion était trop belle : j’ai profité d’une opération Mass critique de Babelio pour demander le dernier Jussi Adler-Olsen, même si je n’avais pas lu les tomes 2 à 6. Coup de bol, j’obtiens le livre et l’occasion de me spoiler les 5 romans en une seule lecture. Le rêve.

Mais tout de même, quel bonheur de retrouver Carl Mørck et Assad dans cette nouvelle aventure du célèbre département V. Et ils ne sont plus seuls !
.

Dans les cinq tomes que j’ai manqué, notre enquêteur au sale caractère s’est adjoint de deux nouveaux acolytes tout aussi loufoques, Rose et Gordon. Comme pour Assad, plus on en découvre sur ces deux personnages, plus le mystère qui les entoure semble s’épaissir. Ce tome s’intéresse particulièrement au passé tourmenté de Rose, responsable des troubles qui hantent désormais son présent.

En parallèle, Carl Mørck se lance sur une nouvelle enquête mêlant justement passé et présent lorsqu’une vieille dame est retrouvée morte dans un parc de Copenhague. L’âge de la victime diffère, mais le mode opératoire est le même que pour Stephanie Gundersen, une jeune institutrice dont le corps a été retrouvé dans ce même parc 20 ans plus tôt.

Et l’intrigue ne s’arrête pas là ! Elle est complexe et mêle de très nombreux personnages, presque exclusivement féminins, multipliant donc les pistes pour notre équipe d’enquêteurs. Carl Mørck devra notamment faire face à un potentiel tueur en série adepte de voitures volées et à des braqueurs amateurs, ce qui est peut-être un peu trop pour un seul et même roman. Jussi Adler-Olsen en profite pour brosser un portrait peu flatteur d’une jeunesse danoise désabusée qui semble destinée à imploser. Et parfois, l’étincelle peut provenir d’une chose aussi infime que l’ombre d’une métastase sur une radio.

Tout comme pour Miséricorde, la question du qui, du quoi et du comment n’est pas centrale dans ce roman. Au contraire, l’auteur prend son temps pour placer tous ses pions et tous ses personnages. Il soigne ses préliminaires et présente doucement, mais sûrement, tous les éléments qui font de Selfies un thriller psychologique dont le tempo est parfaitement maîtrisé, avant une accélération finale qui fait toute la différence.

Seul bémol, je ne connaissais pas Rose et Gordon qui apparaissent probablement dans les tomes que je n’ai pas lu. Il me manquait donc des éléments durant l’enquête sur le passé de Rose pour bien appréhender sa personnalité et rendre son personnage plus humain.

Jussi Adler-Olsen, Selfies, Albin Michel, 2017.

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