Millénium 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson

753224Je me décide enfin à commencer la célèbre saga Millénium de Stieg Larsson. Inutile, je pense, de rappeler l’ensemble des aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander que beaucoup ont découvert grâce au film sorti en 2012. Je serai donc brève : le journaliste Mikael Blomkvist est engagé par Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet. Après 40 ans de recherches infructueuses, celui qui fut à la tête des industries Vanger est désormais convaincu que la jeune fille a été assassinée par un membre de sa propre famille.

Plusieurs éléments font pour moi le succès de ce premier tome de Millénium : l’originalité de l’enquête, la maîtrise des personnages et l’atmosphère du roman.

Premièrement donc, l’originalité de l’enquête qui n’est pas menée par un vieux flic blasé et bourru mais par un journaliste économique donc le parcours sans faute n’est entaché que par un procès en diffamation perdu contre l’un des plus grands industriels suédois. Mikael Blomkvist s’adjoint en plus d’une hackeuse professionnelle au très mauvais caractère, Lisbeth Salander, que son tuteur soupçonne d’être atteinte du syndrome d’Asperger. Résultat : des méthodes complètement différentes de ce qu’on a l’habitude de lire, flirtant souvent avec l’illégalité. Stieg Larsson évite ainsi tous les pièges qui font parfois d’un thriller une oeuvre trop classique.

Ensuite, Millénium a l’avantage de posséder des personnages complexes qui apportent une vraie profondeur au récit. L’auteur décrit avec beaucoup de finesse une série d’individus plus décalés les uns que les autres, notamment au sein de la famille Vanger. Mon coup de cœur personnel est bien évidemment Lisbeth Salander qui justifie à elle seule que je me procure le second tome pour en apprendre plus sur son passé. C’est avec beaucoup d’intérêt que l’on suit la relation de confiance fragile qui se tisse entre la jeune femme perturbée et le journaliste entêté. En réalité, seul Mikael Blomkvist semble trop parfait dans cette galerie de personnalités complètement dérangées. 

Enfin, une ambiance profondément malsaine qui malgré tout ne tombe jamais dans la surenchère. Quoique… Certaines scènes peuvent être très dures mais participent à la tension narrative de Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Plus Mikael s’approche de l’horrible vérité, plus l’atmosphère devient tendue et angoissante autour de lui et Lisbeth. Lui qui s’attendait à une vulgaire fugue d’adolescente va rapidement être confronté aux pires secrets de la grande famille Vanger.

Je ne peux pas contredire les nombreuses critiques concernant le démarrage un peu lent, mais, même s’il faut un peu s’accrocher au début, le reste du roman compense très largement. C’est sans hésiter que je lirai Millénium 2 : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette.

Stieg Larsson, Millénium 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Editions Babel Noir, 2010.

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