L’Écorchée de Donato Carrisi

90881649_oLe Chuchoteur de Donato Carrisi a été l’un de mes grands coups de coeur de 2014 : une histoire incroyable, un suspense insoutenable, une fin dérangeante. L’idée de retrouver Mila Vasquez, spécialiste en enlèvement, dans L’Écorchée m’a poussée à arpenter les librairies à la recherche de cette suite tant attendue.

Après les événements du Chuchoteur, Mila est entrée dans
« Les Limbes », le bureau des personnes disparues. Mais, alors qu’elle s’était jurée de ne plus mettre les pieds sur une scène de crime, elle est convoquée par l’enquêteur Klaus Boris. Certains disparus de Mila commencent à réapparaître sous les traits de tueurs violents et vengeurs.

Mila, bien qu’elle soit toujours incapable d’empathie, a bien changé depuis sa rencontre avec le criminologue Goran Gavila dans Le Chuchoteur. Plus sûre d’elle et de ses intuitions, elle sera à l’origine de plusieurs découvertes macabres qui feront avancer l’enquête. Tout comme dans le roman précédent, le lecteur devra s’enfoncer de plus en plus profondément dans plusieurs « sous-histoires » pour en déceler le fil rouge.

Bien que la lecture soit facilitée si l’on a déjà lu Le Chuchoteur, ce n’est à mon sens pas indispensable. La psychologie très torturée de Mila est mieux exposée dans le premier roman mais Donato Carrisi replante rapidement le décor. Et puis il y a Simon Berish, le flic paria, bouffée d’air frais dans cette multitude de personnages connus. Il fallait un personnage fort pour succéder à Goran Gavila dans le rôle de coéquipier et c’est une vraie réussite ! Comme toujours, le portrait des différents personnages est incroyablement bien travaillé, tous sont minutieusement décortiqués et, d’une certaine façon, attachants. Donat Carrisi semble vouloir prouver que chaque être humain cache une part d’ombre et L’Écorchée explore avec justesse ces ténèbres que nous aimerions garder secrètes.

Il a aussi ce don, déjà très présent dans Le Chuchoteur, pour relancer l’intrigue à chaque fin de chapitre. Même si l’auteur reprend tous les ingrédients du précédent roman (les tueurs multiples, l’entité maléfique contrôlant tout, les personnes proches impliquées), la recette est toujours gagnante, même si moins surprenante. La fin, par contre, arrive comme une claque. Certains éléments du précédent roman avaient un côté surnaturel, ce n’est plus du tout le cas dans L’Écorchée. Je préfère nettement le côté plus terre à terre de ce deuxième tome car, ce qui rend un thriller vraiment terrifiant à mes yeux, c’est son ancrage dans le réel. A nouveau, L’Écorchée dévoile le côté le plus sombre de l’être humain, c’est dérangeant et réjouissant à la fois.

Donato Carrisi, L’Écorchée, Calmann-Lévy, 2013.

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3 réflexions sur “L’Écorchée de Donato Carrisi

  1. Eniaa dit :

    Alala, sacré Donato ! Il a réussi à m’avoir dans ces deux romans aussi ! Je te recommande le Tribunal des âmes du même auteur si tu ne l’as pas encore lu, il est tout aussi prenant et fort.

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